Citations - Queer[ed] Design

Cette page rassemble toutes les citations associées au cours Queer[ed] Design.

ERIBON, Didier. Réflexions sur la question gay. Nouvelle édition. Paris : Flammarion, coll. « Champs Essais », 2012[1999], p. 97.

Nous ne créons pas le monde dans lequel nous arrivons, nous y rencontrons des gestes, des croyances, des métiers, des habitudes mentales, des modèles, des personnages, des manières d’être… qui nous ont précédés

KOSOFSKY SEDGWICK, Eve. Tendencies. Durham, North Carolina : Duke University Press, 1993, p. 5-9.

the open mesh of possibilities, gaps, overlaps, dissonances and resonances, lapses and excesses of meaning when the constituent elements of anyone’s gender, of anyone’s sexuality aren’t made (or can’t be made) to signify monolithically.
le tissu ouvert de possibilités, d’écarts, de recouvrements, de dissonances et résonances, de sursauts et d’excès de sens, quand les éléments constituants du genre de chacun, de la sexualité de ne sont pas faits (ou ne peuvent pas être faits) pour signifier de manière univoque” (ma traduction)

POLLITT, Katha. « Hers; The Smurfette Principle », New York Times, 7 avril 1991, [en ligne]

Les émissions contemporaines sont essentiellement tout-masculin, comme “Garfield”, ou sont organisés sur ce que j’appelle le principe de la Schtroumphette : un groupe d’amis mecs qui est rehaussé par une femme isolée, définie de manière stéréotypée” (ma traduction)
Contemporary shows are either essentially all-male, like “Garfield,” or are organized on what I call the Smurfette principle: a group of male buddies will be accented by a lone female, stereotypically defined”.

DETREZ, Christine. « Il était une fois le corps… », Sociétés contemporaines, vol. 3, no. 59-60, 2005, p. 161‑77.

Le corps de la science est un corps dit neutre. Mais un corps dit neutre, posé comme norme, comme étalon, est le produit d’un ensemble de choix : le modèle pour la science, qui sert à expliquer et comprendre tous les corps, est un corps d’homme blanc

BARTKY, Sandra Lee. Femininity & Domination. Studies in the Phenomenology of Oppression. New York, Londres : Routledge, 1990.

Je dois enduire mon corps de cent crèmes, chacune désignée pour agir contre une déficience différente, je dois l’huiler, le gommer, le raser, l’épiler, le désodoriser, le couler dans le teint juste, le réduire entièrement grâce des régimes spartiates, ou alors le pomper de silicone. Je dois essayer de le re-sculpter selon l’idéal au travers d’une douzaine d’exercices punitifs. Si ces traitements maison échouent, je dois emmener mon corps au salon de la silhouette, ou inévitablement, pour c/eux/elles qui peuvent se le permettre, chez le chirurgien esthétique. Il n’y a pas de “temps mort” dans ma journée pendant lequel je ne me trouve pas sous l’impératif de m’améliorer: quand j’attends le bus, je dois aspirer les muscles de mon abdomen pour les rendre “toniques” ; quand je suis au téléphone, je dois décrire des cercles avec mes pieds pour affiner mes chevilles. Toutes ces choses doivent précéder l’application de maquillage, un art qui vise, une fois encore, à cacher une myriade de défauts”. (ma traduction)
I must cream my body with a thousand creams, each designed to act against a different deficiency, oil it, pumice it, powder it, shave it, pluck it, depilate it, deodorize it, ooze it into just the right foundation, reduce it overall through spartan dieting or else pump it up with silicon. I must try to resculpture it on the ideal through dozens of punishing exercises. If home measures fail, I must take it to the figure salon, or inevitably, for those who can afford it, the plastic surgeon. There is no “dead time” in my day during which I do not stand under the imperative to improve myself: While waiting for the bus, I am to suck the muscles of my abdomen in and up to lend them ”tone”; while talking on the telephone I am bidden to describe circles in the air with my feet to slim down my ankles. All these things must be done prior to the application of make-up, an art which aims, once again, to hide a myriad of deficiencies.

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L’histoire des idées des hommes est l’histoire de ce que les hommes ressentent et l’histoire de ce que les hommes sentent comme étant réel. En tant que classe, les hommes ne se sentent jamais plus vrais que lorsque leurs pénis sont en érection et dans l’acte de pénétration - et ne se sentent jamais aussi peu réels que lorsque leurs pénis sont mous. Il en résulte que ce que les idées des hommes sur ce qui est vrai, ce qui est objectivement aussi vrai qu’eux-mêmes, a tendance à être auto-référentiel et presque entièrement phallocentrique”. (ma traduction)
The history of men’s ideas is the history of what men feel and the history of what men feel to be real. As a class, men never feel more real than when their penises are erect and penetrating —and never feel less real than when their penises are flaccid. As a result, men’s ideas about what is real, what is objectively as real as themselves, tend to be utterly self-referential and almost entirely phallocentric”.